TANT ET SI PEU DE CHEMIN PARCOURU. NOUS DEVONS RESTER VIGILANTES ET MOTIVER NOS FILLES ET PETITES-FILLES.

journee-internationale-de-la-femme

Les Suffragettes (1903-1918)-

Suffragette : femme qui, en Angleterre, militait pour le droit de vote féminin, avant la modification de la loi électorale.

Le terme de suffragettes apparaît en 1903en Grande Bretagne avec la création par Mrs Pankhurst de l’Union politique et sociale des femmes. Ses membres, les « suffragettes » militent pour le vote des femmes.

Le terme ne fait pas nécessairement double emploi avec celui, jusqu’alors courant, de « suffragistes », dans la mesure où il symbolise un changement de stratégie [1] : dans la revendication féministe, au lieu de se contenter de la persuasion pacifique, le mouvement entend recourir à la violence pour obtenir l’égalité politique des deux sexes et en particulier le droit de suffrage et l’éligibilité aux Communes.
Les pacifistes, menées par Millicent Fawcett, sont rassemblées dans l’Union nationale des sociétés pour le vote de la femme, dont les racines les plus anciennes plongent jusqu’en 1867.

Quinze années d’une lutte acharnée

Pendant 15 années, les suffragettes britanniques multiplient les actions spectaculaires pour faire connaître leur cause.

Au pays de la reine Victoria, la répression est impitoyable. De nombreuses femmes furent emprisonnées, condamnées. Quand elles déclenchèrent une grève de la faim, le gouvernement ordonna de les gaver de force. Leurs manifestations sont violemment réprimées et certaines perdront la vie dans cette lutte. Pour avoir manifesté pour le droit de vote des femmes en 1909 à Londres, Lady Constance Lytton restera paralysée à vie suite aux violences policières.

Elles obtiennent finalement gain de cause le en 1918 : les femmes britanniques de plus de 30 ans ont le droit de vote.

Au delà du droit de vote des femmes

Des recherches menées dans les années 1980 ont mis en lumière la diversité des efforts de réflexion et la combativité de cette société, souvent jugée trop modérée pour être efficace : elle a en fait connu une tendance active qui a cherché à associer le combat social et le combat politique, à convaincre syndicats et mouvement travailliste en plein essor de coopérer à une démarche égalitaire n’excluant pas d’autres aspects de la sujétion des femmes, en matière d’emploi et de salaires ; cette aile « radicale » devient même, dans les années 1920 et 1930, le noyau d’un « néo-féminisme » dont les combats concernent autant le droit à la « propriété de son corps », à la régulation des naissances, voire à l’avortement, que le perfectionnement de l’égalité civique proprement dite.

Mais on a alors changé d’époque et le terme de « suffragettes » a épuisé son contenu. Il importe de restreindre son emploi aux premières décennies du XXème siècle.

La Journée de la femme